Les hommes ont-ils le droit de pleurer ?
« Sois un homme. » Cette injonction enferme. Pourquoi parler de ses émotions est une force, pas une faiblesse.
On apprend très tôt aux garçons à serrer les dents. « Un homme ne pleure pas », « ne fais pas la fille ». Devenus adultes, beaucoup d'hommes n'ont plus les mots pour dire leur tristesse, leur peur, leur épuisement. Alors ça sort autrement : colère, silence, alcool, retrait.
Le coût du silence
Les hommes consultent moins, plus tard, et se suicident davantage. Ce n'est pas un hasard : on leur a appris que demander de l'aide était une défaite. C'est exactement l'inverse. Reconnaître qu'on ne va pas bien demande un vrai courage.
« Le patient qui m'a le plus marqué m'a dit, à 52 ans : « C'est la première fois de ma vie que je dis à quelqu'un que j'ai peur. » Il pleurait. Il n'a jamais été aussi solide qu'à ce moment-là. »— Un·e psychiatre partenaire
Par où commencer
- Mettre un mot sur ce qu'on ressent, même maladroit, même seul d'abord.
- Parler à un ami de confiance, sans chercher à « régler » tout de suite.
- Consulter une fois, pour voir. On n'est obligé à rien.
- Choisir un praticien homme si c'est plus facile pour commencer.
Pleurer ne fait pas de toi un homme moins fort. Ça fait de toi un homme entier. Et un père, un mari, un fils plus présent.
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